Homère
Question 1 (8 points) : Qu'est ce que la déesse Athéna représente pour Ulysse dans les chants V à XIII de l'Odyssée ?
Question 2 (12 points) : Ulysse est confronté régulièrement à la mort. Quels rôles jouent ces expériences dans son parcours ?
Pascal
Question 1 (8 points) : Pourquoi peut-on dire que le divertissement revêt une importance particulière dans les liasses des Pensées qui figurent à votre programme ?
Question 2 (12 points) : Un critique affirme que la lecture des Pensées s'apparente à "une extraordinaire plongée dans les ténèbres". Vous commenterez ce jugement en vous fondant sur votre lecture des liasses figurant au programme.
lundi 21 juin 2010
lundi 14 juin 2010
Le sujet de Polynésie...
Voici les sujets tombés en Polynésie, et bonnes révisions...
le sujet de littérature sorti en Polynésie :
LACLOS
Question 1 (8 pts) : Quel est l'intérêt du personnage de Prévan dans les Liaisons dangereuses ?
Question 2 (12 pts) : Dans quelle mesure l'adaptation cinématographique de S. Frears modifie-t-elle la portée morale du roman de Laclos ?
HOMERE
Question 1 (8 pts) : Quel est l'intérêt de l'épisode relatant la rencontre d'Ulysse avec les morts au chant XI de l'Odyssée ?
Question 2 (12 pts) : Comment le motif de l'oubli structure-t-il les chants V à XIII de l'Odyssée ?
le sujet de littérature sorti en Polynésie :
LACLOS
Question 1 (8 pts) : Quel est l'intérêt du personnage de Prévan dans les Liaisons dangereuses ?
Question 2 (12 pts) : Dans quelle mesure l'adaptation cinématographique de S. Frears modifie-t-elle la portée morale du roman de Laclos ?
HOMERE
Question 1 (8 pts) : Quel est l'intérêt de l'épisode relatant la rencontre d'Ulysse avec les morts au chant XI de l'Odyssée ?
Question 2 (12 pts) : Comment le motif de l'oubli structure-t-il les chants V à XIII de l'Odyssée ?
Libellés :
lettres terminale polynesie bac 2010
jeudi 4 mars 2010
Pascal, Citations majeures des Pensées
Pascal by Franquin
Pascal, quelques citations :
- Quelle vanité que la peinture, qui attire l’admiration par la ressemblance des choses dont on n’admire point les originaux ! "
- Je ne puis pardonner à Descartes ; il aurait bien voulu, dans toute sa philosophie, se pouvoir passer de Dieu ; mais il n’a pu s’empêcher de lui faire donner une chiquenaude, pour mettre le monde en mouvement, après cela, il n’a plus que faire de Dieu. "
- " Descartes inutile et incertain ".
- "Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher."
- Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et, si nous y pensons, ce n’est que pour en prendre la lumière pour disposer de l’avenir. Le présent n’est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyen, le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais. " Pensées
- Instinct et raison, marques de deux natures. " Pensées
- " S’il se vante, je l’abaisse ; s’il s’abaisse, je le vante ; et le contredis toujours, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il est un monstre incompréhensible. " Pensées
- «Car enfin, qu'est-ce qu'un homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant , un milieu entre rien et tout.»
- "Un roi sans divertissement est un homme plein de misères."
- "La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable."
- "Peu de chose nous console parce que peu de chose nous afflige."
- "La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique."
- «Ils ne savent pas que ce n'est que la chasse, et non la prise qu'ils recherchent.»
- "Sans divertissement, il n'y a point de joie, avec le divertissement i n'y a point de tristesse."
- L'imagination est maîtresse d'erreur et de fausseté, d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours
- La vanité est si ancrée dans le cœur de l'homme qu'un soldat, un goujat, un cuisinier, un crocheteur se vante et veut avoir ses admirateurs.
- L’admiration gâte tout dès l'enfance. (…) donne aiguillon de gloire et d’envie.
- comme la mode fait l’agrément, aussi fait-elle la justice (misère)
- la misère se concluant de la grandeur et la grandeur de la misère.
- instinct et raison, marques de 2 natures.
- le plus grand des maux est la guerre civile.
- Description de l’homme. Dépendance, désir d’indépendance, besoins.
- Il faut se connaître soi-même.
- les hommes n’ayant pas pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés pr se rendre heureux , de ne point y penser.
- Deux choses instruisent l’homme de tte sa nature : l’instinct et l’expérience.
- L’homme est naturellement crédule, incrédule, timide, téméraire.
- Vanité. Causes et effets de l’amour.
- Deux infinis, milieu.
- Vérité en deça des Pyrénnées, erreur au-delà.
- la puissance des rois est fondée sur la raison et la folie du peuple.
IMAGINATION :
Ainsi, les hommes se servent de la force de l'imagination pour duper leurs semblables.
Cf « déguisement » des magistrats , des médecins.
: la justice est fausse, aussi elle doit se déguiser, alors que la force a une existence bien réelle,
= on croit qu’il y a une justice, mais trompé par imagination. Par contre le roi lui ne trompe pas car il utilise la force.
Merci de citer le lien d'origine si usage du document.
- Quelle vanité que la peinture, qui attire l’admiration par la ressemblance des choses dont on n’admire point les originaux ! "
- Je ne puis pardonner à Descartes ; il aurait bien voulu, dans toute sa philosophie, se pouvoir passer de Dieu ; mais il n’a pu s’empêcher de lui faire donner une chiquenaude, pour mettre le monde en mouvement, après cela, il n’a plus que faire de Dieu. "
- " Descartes inutile et incertain ".
- "Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher."
- Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et, si nous y pensons, ce n’est que pour en prendre la lumière pour disposer de l’avenir. Le présent n’est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyen, le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais. " Pensées
- Instinct et raison, marques de deux natures. " Pensées
- " S’il se vante, je l’abaisse ; s’il s’abaisse, je le vante ; et le contredis toujours, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il est un monstre incompréhensible. " Pensées
- «Car enfin, qu'est-ce qu'un homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant , un milieu entre rien et tout.»
- "Un roi sans divertissement est un homme plein de misères."
- "La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable."
- "Peu de chose nous console parce que peu de chose nous afflige."
- "La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique."
- «Ils ne savent pas que ce n'est que la chasse, et non la prise qu'ils recherchent.»
- "Sans divertissement, il n'y a point de joie, avec le divertissement i n'y a point de tristesse."
- L'imagination est maîtresse d'erreur et de fausseté, d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours
- La vanité est si ancrée dans le cœur de l'homme qu'un soldat, un goujat, un cuisinier, un crocheteur se vante et veut avoir ses admirateurs.
- L’admiration gâte tout dès l'enfance. (…) donne aiguillon de gloire et d’envie.
- comme la mode fait l’agrément, aussi fait-elle la justice (misère)
- la misère se concluant de la grandeur et la grandeur de la misère.
- instinct et raison, marques de 2 natures.
- le plus grand des maux est la guerre civile.
- Description de l’homme. Dépendance, désir d’indépendance, besoins.
- Il faut se connaître soi-même.
- les hommes n’ayant pas pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés pr se rendre heureux , de ne point y penser.
- Deux choses instruisent l’homme de tte sa nature : l’instinct et l’expérience.
- L’homme est naturellement crédule, incrédule, timide, téméraire.
- Vanité. Causes et effets de l’amour.
- Deux infinis, milieu.
- Vérité en deça des Pyrénnées, erreur au-delà.
- la puissance des rois est fondée sur la raison et la folie du peuple.
IMAGINATION :
Ainsi, les hommes se servent de la force de l'imagination pour duper leurs semblables.
Cf « déguisement » des magistrats , des médecins.
: la justice est fausse, aussi elle doit se déguiser, alors que la force a une existence bien réelle,
= on croit qu’il y a une justice, mais trompé par imagination. Par contre le roi lui ne trompe pas car il utilise la force.
Merci de citer le lien d'origine si usage du document.
Libellés :
synthèse citation majeure Pascal Pensées
jeudi 21 janvier 2010
Correction des fragments étudiés
Fr22 :"Condition de l'homme. Inconstance, ennui, inquiétude."
Condition de l'homme : pervertie depuis péché originel.
Rythme ternaire : 3 étapes de la condition.
Rythme cassant : rupture, l’homme est seul, isolé, abandonné de dieu.
inconstance : ne peut se mettre à l’arrêt. Fuit ds passé, ds futur mais refuse de se poser ds le présent. Est ds le superficiel. Se distrait. L’agitation incessante lui offre la possibilité de masquer tt le reste, et sa finalité : la mort. Le divertissement est un remède mais aussi un poison car il ne permet pas à l’homme de succomber à l’ennui.
=) Processus d’oscillation. Va et vient. Il nous faut du changement, parce que nous ne sommes pas longs à être las des plaisirs
ennui : l’homme voudrait se poser mais ce repos l’angoisse. Il fuit donc l’ennui pour se divertir ; comme il est vain, il cherche à devenir plein. Définit l’ennui co le « plein repos ». permet ainsi d’atteindre sa véritable nature : la misère . Mais comme l’homme ne supporte pas cette conscience de sa finitude : repart vers l’inquiétude.
Ennui est forme de dégout pr l’ho qui prend csce de ses limites.
Quand il s’arrête et s’ennuie, il se rend compte de sa misère et repart donc de plus belle vers qu’in-quiétude : absence de repos ;
* la quiétude mène au vide intérieur, à la vanité.
=) cycle infernal. D’où la vanité du cogito (cf Descartes, inutile et incertain). Forme de diversion qui ne retire pas sa condition première : la misère.
Pose le problème de la dignité humaine ;
Fragment 67 :
Orgueil :
ou préfère sentir la misère ss la connaître (Montaigne qui préfère sombrer ds la paresse). L'erreur de Montaigne est d'ignorer la grandeur enfouie sous la bassesse de l'homme
soit accepte d’avouer sa misère mais pr vanter cette connaissance ensuite. (Epictète) . indignité de l’homme.
Condamne les excès d’orgueil : Pascal dénonce comme non chrétiens ceux qui parlent de Dieu sans se référer au Christ
l'orgueil associer à l'attitude dogmatique : je sais
la misère à l'attitude sceptique
« La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. »
« La misère persuade * le désespoir , l'orgueil * persuade la présomption »
L’orgueil intellectuel ne doit pas se croire au dessus de la foi . SI on sait, ce n’est pas grace à nous. Va avec la concupiscence, l’ambition. (cf orgueil des libertins)
Doc compl : cf fr 442
Fragment 112 : « ne faut pas que l'homme croie qu'il est égal aux bêtes, ni aux anges… »
Anges, bêtes… : tradition classique opposition ho / animal. Dualisme.
Cf Descartes : L'animal, selon la théorie cartésienne à laquelle Pascal se rallie très largement, n'est qu'un corps associé peut-être à une volonté
Il ne faut : nécessité
Croire :
Ni, ni : juste milieu.
Place de l’ho est e/ dieu et bête. Est l'homme est un animal qui a un esprit, animal mental MAIS
Va à l’encontre de Montaigne qui estime que l’ho au lieu de se transformer en anges , se transforme en bête. (III, 13, 254)
double condition de celui qui est ainsi placé entre Dieu et les bêtes
Est entre deux abîmes : s’il veut faire l’ange, il fait la bête.
Cf Aristote : celui qui vit ds une solitude, est une bête ou un ange. Ho est social.
Ho est attiré par deux voix :
- voix de l’animal
- - voix de dieu
Syllepse (Une syllepse de sens est une figure qui consiste à employer un mot dans son sens propre et son sens figuré en même temps) : sens simultané de bête : Bestial / stupide.
Doc compl : cf fr 498
Fragment 94 : justice
« La justice sans la force est impuissante : la force sans la justice est tyrannique. La justice saus force est contredite… »
Se rapproche de Hobbes : homo homini lupus
Mais contrariété car pbme :
- ustifier la force, est-ce ne conférer à la force que les apparences de la justice
- ou bien est-ce rendre la force effectivement juste , ce qui est à l’encontre de la morale.
Dépasse la justice spirituelle.
Légitime la force par nécessité : la force est nécessaire pour faire triompher la justice, et elle est légitime si elle s'appuie sur la justice. « L'ordre politique repose ainsi sur une usurpation par la force des titres de la justice »
= est un imératif. Est contrainte légale ; Cf Lettres provinciales : « agréables tyrans qui font partout des esclaves volon taires et sans chaînes »
Le « ou » insiste sur la disjonction. Alternative. Ordre social est dc ss valeur mais se donne l’apparence du juste.
Condition de l'homme : pervertie depuis péché originel.
Rythme ternaire : 3 étapes de la condition.
Rythme cassant : rupture, l’homme est seul, isolé, abandonné de dieu.
inconstance : ne peut se mettre à l’arrêt. Fuit ds passé, ds futur mais refuse de se poser ds le présent. Est ds le superficiel. Se distrait. L’agitation incessante lui offre la possibilité de masquer tt le reste, et sa finalité : la mort. Le divertissement est un remède mais aussi un poison car il ne permet pas à l’homme de succomber à l’ennui.
=) Processus d’oscillation. Va et vient. Il nous faut du changement, parce que nous ne sommes pas longs à être las des plaisirs
ennui : l’homme voudrait se poser mais ce repos l’angoisse. Il fuit donc l’ennui pour se divertir ; comme il est vain, il cherche à devenir plein. Définit l’ennui co le « plein repos ». permet ainsi d’atteindre sa véritable nature : la misère . Mais comme l’homme ne supporte pas cette conscience de sa finitude : repart vers l’inquiétude.
Ennui est forme de dégout pr l’ho qui prend csce de ses limites.
Quand il s’arrête et s’ennuie, il se rend compte de sa misère et repart donc de plus belle vers qu’in-quiétude : absence de repos ;
* la quiétude mène au vide intérieur, à la vanité.
=) cycle infernal. D’où la vanité du cogito (cf Descartes, inutile et incertain). Forme de diversion qui ne retire pas sa condition première : la misère.
Pose le problème de la dignité humaine ;
Fragment 67 :
Orgueil :
ou préfère sentir la misère ss la connaître (Montaigne qui préfère sombrer ds la paresse). L'erreur de Montaigne est d'ignorer la grandeur enfouie sous la bassesse de l'homme
soit accepte d’avouer sa misère mais pr vanter cette connaissance ensuite. (Epictète) . indignité de l’homme.
Condamne les excès d’orgueil : Pascal dénonce comme non chrétiens ceux qui parlent de Dieu sans se référer au Christ
l'orgueil associer à l'attitude dogmatique : je sais
la misère à l'attitude sceptique
« La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. »
« La misère persuade * le désespoir , l'orgueil * persuade la présomption »
L’orgueil intellectuel ne doit pas se croire au dessus de la foi . SI on sait, ce n’est pas grace à nous. Va avec la concupiscence, l’ambition. (cf orgueil des libertins)
Doc compl : cf fr 442
Fragment 112 : « ne faut pas que l'homme croie qu'il est égal aux bêtes, ni aux anges… »
Anges, bêtes… : tradition classique opposition ho / animal. Dualisme.
Cf Descartes : L'animal, selon la théorie cartésienne à laquelle Pascal se rallie très largement, n'est qu'un corps associé peut-être à une volonté
Il ne faut : nécessité
Croire :
Ni, ni : juste milieu.
Place de l’ho est e/ dieu et bête. Est l'homme est un animal qui a un esprit, animal mental MAIS
Va à l’encontre de Montaigne qui estime que l’ho au lieu de se transformer en anges , se transforme en bête. (III, 13, 254)
double condition de celui qui est ainsi placé entre Dieu et les bêtes
Est entre deux abîmes : s’il veut faire l’ange, il fait la bête.
Cf Aristote : celui qui vit ds une solitude, est une bête ou un ange. Ho est social.
Ho est attiré par deux voix :
- voix de l’animal
- - voix de dieu
Syllepse (Une syllepse de sens est une figure qui consiste à employer un mot dans son sens propre et son sens figuré en même temps) : sens simultané de bête : Bestial / stupide.
Doc compl : cf fr 498
Fragment 94 : justice
« La justice sans la force est impuissante : la force sans la justice est tyrannique. La justice saus force est contredite… »
Se rapproche de Hobbes : homo homini lupus
Mais contrariété car pbme :
- ustifier la force, est-ce ne conférer à la force que les apparences de la justice
- ou bien est-ce rendre la force effectivement juste , ce qui est à l’encontre de la morale.
Dépasse la justice spirituelle.
Légitime la force par nécessité : la force est nécessaire pour faire triompher la justice, et elle est légitime si elle s'appuie sur la justice. « L'ordre politique repose ainsi sur une usurpation par la force des titres de la justice »
= est un imératif. Est contrainte légale ; Cf Lettres provinciales : « agréables tyrans qui font partout des esclaves volon taires et sans chaînes »
Le « ou » insiste sur la disjonction. Alternative. Ordre social est dc ss valeur mais se donne l’apparence du juste.
jeudi 14 janvier 2010
Pascal et la justice
Thème : rapports de la justice et de la force mais enjeu est établissement du droit. AUTRE ENJEU : la tyrannie.
La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. (...) Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste.
Force et justice sont des termes primitifs analogues à ceux que la géométrie utilise : espace, temps, mouvement, égalité. Définit la notion de justice par ce qu’elle n’est pas :
· justice n'est pas le droit ou la loi
· ne devient droit ou loi que si elle est associée à la force
· distingue ainsi « justice de droit » et idée de justice »
De fait, la justice engendre des disputes tandis que la force n’en engendre pas. Elle garantit dc mieux la paix.
La justice engendre ainsi des lois mais est liée à la force. De là, la force légitime et la force non légitime .
Force et justice vont s’associer.
Cf Montaigne ; " or les loix se maintiennent en crédit, non par ce qu'elles sont justes, mais par ce qu'elles sont loix. C'est le fondement mystique de leur authorité ; elles n'en ont poinct d'autre. ( ... ) Quiconque leur obeyt parce qu'elles sont justes, ne leur obeyt pas justement par où il doibt " ( Essais, III, XIII ; c'est nous qui soulignons ).
Obéir devient ainsi une démarche raisonnable . La force est la condition de pérénisation de la justice.
La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. (...) Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste.
Force et justice sont des termes primitifs analogues à ceux que la géométrie utilise : espace, temps, mouvement, égalité. Définit la notion de justice par ce qu’elle n’est pas :
· justice n'est pas le droit ou la loi
· ne devient droit ou loi que si elle est associée à la force
· distingue ainsi « justice de droit » et idée de justice »
De fait, la justice engendre des disputes tandis que la force n’en engendre pas. Elle garantit dc mieux la paix.
La justice engendre ainsi des lois mais est liée à la force. De là, la force légitime et la force non légitime .
Force et justice vont s’associer.
Cf Montaigne ; " or les loix se maintiennent en crédit, non par ce qu'elles sont justes, mais par ce qu'elles sont loix. C'est le fondement mystique de leur authorité ; elles n'en ont poinct d'autre. ( ... ) Quiconque leur obeyt parce qu'elles sont justes, ne leur obeyt pas justement par où il doibt " ( Essais, III, XIII ; c'est nous qui soulignons ).
Obéir devient ainsi une démarche raisonnable . La force est la condition de pérénisation de la justice.
lundi 30 novembre 2009
Du roman au film
Bande Annonce du film:
- Etude lettre IV : film/roman
- Etude lettre V
- En somme:
- * Roman: lettres 4,5,6
- Echange de lettres: V.à M./ M. à V./ V. à M.
- * Film: dialogue. Alternance de plans américains. Alternance de gros plan\
- s. Montage alterné: Insert Tourvel-Rosemonde dans discussion salon.
- Etude Lettre XCVI,
Valmont à Merteuil : récit Cécile
Quelques procédés :
* zoom : souligne état d’esprit d’un personnage (notamment sur Tourvel)
* gros plan : en grd nbre : insiste sur jeu des acteurs (comédie sociale) et réaction émotionnelle (le moindre changement de cil est visible): Cf plan final Merteuil
* panoramique tournant : emprisonne les personnages
mouvement de camera propre à Frears : cf scène théâtre : panoramique tournant, montant.
Préférence au personnage écoutant : premier plan flou, et net sur arrière plan. Privilégie dimension épistolaire alors.
Ex : glissement de mise au point qd scène avec Valmont Tourvel et castra qui chante.
* Profusion de plans serrés : personnages coincés par le décor mais aussi par la camera : formalise le danger des liaisons. (cf lieux comme labyrinthe : appartement Mertueil ou château Rosemonde). Rappelle la jacquette du film: trio emprisonné dans un rectangle
* Montage alterné : notamment e/ Valmont et Mertueil=) personnage sur le même plan. Montre la rivalité et la complicité. + permet d’anéantir la distanciation créée par le genre épistolaire. Eclairage direct des personnages.
Les procédés de Laclos
DES épisodes en sus et en moins
- episode de ¨Prévan occulté
- épisode de Danceny sont traités de façon moindre : l’inquiétude de Danceny face au silence de Cécile (lettre 46), / le rendez-vous entre Cécile et Danceny orchestré par Mme de Merteuil (lettre 54), / les protestations d’honneur de Danceny à Mme de Volanges (lettre 64),/ la résistance de Cécile à Valmont et l’intervention de Danceny (lettres 88, 89, 92, 93),/ l’hésitation de Mme de Volanges quant au mariage avec Gercourt (lettre 98), ses échanges à la fin avec Mme de Rosemonde.
- n’insiste pas sur les procès : regards du spectateurs et des autres suffisent.
- Cécile montrée au couvent im media res: en cours . Dénonce ppe carcéral + film cyclique: ouverture et fin avec retour au couvent.
- CF passage sur Cécile enceinte : Frears insiste sur le fait qu'elle tombe ( lettre 140): exacerbe le cynisme de Valmont et condamne Cécile : renforce la dimension dramatique de l’œuvre. Mais n'insiste pas sur convulsions, Valmont qui explique à Cécile ce qu'elle a.
- Faible rôle de Rosemonde et de Mme de Volanges.
- Personnage du valet : Azolan est développé, car il donne la réplique à Valmont. Thématique du Maître et du valet (cf Molière) Au lieu d’être relatée, la scène se déroule au présent sous les yeux d’un spectateur, complice de Valmont et d’Azolan, tandis que le domestique espion de Mme de Tourvel est ridiculisé. Par ailleurs, cette scène réécrit la scène du pauvre dans Don Juan, à la différence seule que le “Va, je te le donne pour l’amour de l’humanité” a cédé la place au “J’ai trouvé juste de payer de payer à ces pauvres gens le plaisir qu’ils venaient de me faire.” et surtout
= reprend les traits picturaux des tableaux de Greuze.
- lettre 79 : Prévan et les Inséparables : supprimé ds le film. Intrigue secondaire. Libertinage est suffisamment dénoncé.
UNE liberté de Frears nécessaire:
- Est contraint de dépasser genre épistolaire : ds le roman les deux personnages ne se fréquentent jamais : lettre comme communication secrète. Or ici, beaucoup de plans : cote à cote, face à face (champ- contre champ).
- Frears do la plus grde place à Valmont contrairement au livre, où c’est davantage Meurtueil.
- personnages plus âgés pour mieux montrer leur maturité
-scène en intérieur (opera) car plus pratique (contraintes matérielles)
- Etude lettre IV : film/roman
- Etude lettre V
- En somme:
- * Roman: lettres 4,5,6
- Echange de lettres: V.à M./ M. à V./ V. à M.
- * Film: dialogue. Alternance de plans américains. Alternance de gros plan\
- s. Montage alterné: Insert Tourvel-Rosemonde dans discussion salon.
- Etude Lettre XCVI,
Valmont à Merteuil : récit Cécile
Quelques procédés :
* zoom : souligne état d’esprit d’un personnage (notamment sur Tourvel)
* gros plan : en grd nbre : insiste sur jeu des acteurs (comédie sociale) et réaction émotionnelle (le moindre changement de cil est visible): Cf plan final Merteuil
* panoramique tournant : emprisonne les personnages
mouvement de camera propre à Frears : cf scène théâtre : panoramique tournant, montant.
Préférence au personnage écoutant : premier plan flou, et net sur arrière plan. Privilégie dimension épistolaire alors.
Ex : glissement de mise au point qd scène avec Valmont Tourvel et castra qui chante.
* Profusion de plans serrés : personnages coincés par le décor mais aussi par la camera : formalise le danger des liaisons. (cf lieux comme labyrinthe : appartement Mertueil ou château Rosemonde). Rappelle la jacquette du film: trio emprisonné dans un rectangle
* Montage alterné : notamment e/ Valmont et Mertueil=) personnage sur le même plan. Montre la rivalité et la complicité. + permet d’anéantir la distanciation créée par le genre épistolaire. Eclairage direct des personnages.
Les procédés de Laclos
* discours: (125): dialogue, monologue
* métaphore filée charnelle: discours à double sens (bouton de rose de Cécile).Recours aux connotations.
* anaphore: "ce n'est pas ma faute"
* multiplicité des pts de vue (scène opera).
DES épisodes en sus et en moins
- episode de ¨Prévan occulté
- épisode de Danceny sont traités de façon moindre : l’inquiétude de Danceny face au silence de Cécile (lettre 46), / le rendez-vous entre Cécile et Danceny orchestré par Mme de Merteuil (lettre 54), / les protestations d’honneur de Danceny à Mme de Volanges (lettre 64),/ la résistance de Cécile à Valmont et l’intervention de Danceny (lettres 88, 89, 92, 93),/ l’hésitation de Mme de Volanges quant au mariage avec Gercourt (lettre 98), ses échanges à la fin avec Mme de Rosemonde.
- n’insiste pas sur les procès : regards du spectateurs et des autres suffisent.
- Cécile montrée au couvent im media res: en cours . Dénonce ppe carcéral + film cyclique: ouverture et fin avec retour au couvent.
- CF passage sur Cécile enceinte : Frears insiste sur le fait qu'elle tombe ( lettre 140): exacerbe le cynisme de Valmont et condamne Cécile : renforce la dimension dramatique de l’œuvre. Mais n'insiste pas sur convulsions, Valmont qui explique à Cécile ce qu'elle a.
- Faible rôle de Rosemonde et de Mme de Volanges.
- Personnage du valet : Azolan est développé, car il donne la réplique à Valmont. Thématique du Maître et du valet (cf Molière) Au lieu d’être relatée, la scène se déroule au présent sous les yeux d’un spectateur, complice de Valmont et d’Azolan, tandis que le domestique espion de Mme de Tourvel est ridiculisé. Par ailleurs, cette scène réécrit la scène du pauvre dans Don Juan, à la différence seule que le “Va, je te le donne pour l’amour de l’humanité” a cédé la place au “J’ai trouvé juste de payer de payer à ces pauvres gens le plaisir qu’ils venaient de me faire.” et surtout
= reprend les traits picturaux des tableaux de Greuze.
- lettre 79 : Prévan et les Inséparables : supprimé ds le film. Intrigue secondaire. Libertinage est suffisamment dénoncé.
UNE liberté de Frears nécessaire:
- Est contraint de dépasser genre épistolaire : ds le roman les deux personnages ne se fréquentent jamais : lettre comme communication secrète. Or ici, beaucoup de plans : cote à cote, face à face (champ- contre champ).
- Frears do la plus grde place à Valmont contrairement au livre, où c’est davantage Meurtueil.
- personnages plus âgés pour mieux montrer leur maturité
-scène en intérieur (opera) car plus pratique (contraintes matérielles)
La composante musicale
A l’époque, la musique fait partie du quotidien.
Musique fait ressortir état émotionnel des personnages.
Accompagnement musical souligne l’état émotionnel des personnages.
Musique de fond intra diégétique : participe à l’action. Souvent même est contrepoint dramatique de l’action. [cf scène de charité : légère et moqueuses]
= contrepoint musical se double ainsi d’un contrepoint dramatique. La composition dramatique imite ainsi la composition musicale
Film construit autour de l’opera et de la comedie italienne :
- rencontre Prévan – Mertueil se fait « aux françaises »
- C’est à l’Opéra que Merteuil choisit Danceny pour Cécile
parallèle film : mise en abîme de l’opera. = vision métaphorique : V. et M. assimile le monde à un immense théâtre. =) C’est le lieu par excellence de l’interaction sociale et de la mise en abîme de la théâtralité. C’est dans la loge que la Marquise comprend la “conversation à double entente” que lui adresse Prévan, c’est aux Italiens que Valmont se rend accompagné d’Emilie, c’est encore aux Italiens qu’il fait tout pour être aperçu de Mme de Tourvel, alors qu’Emilie est à ses côtés, c’est enfin là que Mme de Merteuil est défaite en public comme le relate la lettre CLXXIII
- Le Dancecy de Frears profite de ses cours de musique pr faire passer message épistolaire. Episode musical : récital en privé. N’existe pas ds le roman. Dimension comique : Chante mal, instrument à tromper les autres.
- Etude scène château de Rosemonde :
- Air de Händel par castra : chante « jamais ombrage ne fut plus doux ». Fait écho au caractère naturel de Tourvel.
Ici, expérience directe de l’épistolaire par le biais de la voix off.
Musique : Gluck, Vivaldi, Händel, Bach
Mais le véritable chef d’orchestre n’est pas en fond sonore. Merteuil dirige les événements. Cf fin : explosion sonore, tandis que les cris deviennent une sorte de chant lugubre.
Fonctions :
allégorique : état d’esprit des personnages. Instruments à corde= sensibilité
symbolique : opera, lieu social.
Dramatique : ponctue le film, illustre les péripéties. Cf Rossignol et coucou, scène valet qui espionne Valmont : dimension comique, jugement enfantin sur ce que fait Tourvel.
Cf lettre 59 : complainte amoureuse.
Pesanteur du silence du générique quand ouverture de la lettre sur fond noir.
Cclusion : univers musical dense mais Laclos avait composé opera comique en 3 actes, Ernestine. Idem Rousseau, compositeur d’opera aussi.
Musique fait ressortir état émotionnel des personnages.
Accompagnement musical souligne l’état émotionnel des personnages.
Musique de fond intra diégétique : participe à l’action. Souvent même est contrepoint dramatique de l’action. [cf scène de charité : légère et moqueuses]
= contrepoint musical se double ainsi d’un contrepoint dramatique. La composition dramatique imite ainsi la composition musicale
Film construit autour de l’opera et de la comedie italienne :
- rencontre Prévan – Mertueil se fait « aux françaises »
- C’est à l’Opéra que Merteuil choisit Danceny pour Cécile
parallèle film : mise en abîme de l’opera. = vision métaphorique : V. et M. assimile le monde à un immense théâtre. =) C’est le lieu par excellence de l’interaction sociale et de la mise en abîme de la théâtralité. C’est dans la loge que la Marquise comprend la “conversation à double entente” que lui adresse Prévan, c’est aux Italiens que Valmont se rend accompagné d’Emilie, c’est encore aux Italiens qu’il fait tout pour être aperçu de Mme de Tourvel, alors qu’Emilie est à ses côtés, c’est enfin là que Mme de Merteuil est défaite en public comme le relate la lettre CLXXIII
- Le Dancecy de Frears profite de ses cours de musique pr faire passer message épistolaire. Episode musical : récital en privé. N’existe pas ds le roman. Dimension comique : Chante mal, instrument à tromper les autres.
- Etude scène château de Rosemonde :
- Air de Händel par castra : chante « jamais ombrage ne fut plus doux ». Fait écho au caractère naturel de Tourvel.
Ici, expérience directe de l’épistolaire par le biais de la voix off.
Musique : Gluck, Vivaldi, Händel, Bach
Mais le véritable chef d’orchestre n’est pas en fond sonore. Merteuil dirige les événements. Cf fin : explosion sonore, tandis que les cris deviennent une sorte de chant lugubre.
Fonctions :
allégorique : état d’esprit des personnages. Instruments à corde= sensibilité
symbolique : opera, lieu social.
Dramatique : ponctue le film, illustre les péripéties. Cf Rossignol et coucou, scène valet qui espionne Valmont : dimension comique, jugement enfantin sur ce que fait Tourvel.
Cf lettre 59 : complainte amoureuse.
Pesanteur du silence du générique quand ouverture de la lettre sur fond noir.
Cclusion : univers musical dense mais Laclos avait composé opera comique en 3 actes, Ernestine. Idem Rousseau, compositeur d’opera aussi.
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